A propos de l’auteure

Je suis une construction sociétale. Je ne suis que le miroir de vos discriminations, préjugés, idéologies, fantasmes, votre ignorance aussi et surtout, bien pire, votre aveuglement confortable. Pour vous, je suis Chômeuse Profiteuse.

Chômeuse Profiteuse est invisible grâce au système des statistiques du chômage communiquées mensuellement par le Forem qui dépersonnalise complètement le chômeur ; Chômeuse Profiteuse est âgée de 52 ans (en 2019), domiciliée à Liège en Wallonie, et a travaillé comme journaliste en presse écrite (surtout) et audiovisuelle (radio), puis comme attachée de presse / stratège en communication politique pour des ONG belges comme européennes et un syndicat  belge.

Bilingue en anglais, Chômeuse Profiteuse comprend assez l’autre langue nationale pour suivre les news (voire traduire des textes). Inscrite chez Smart, elle y déclare ses contrats précaires.

S’est inscrite pour la première fois au Forem de Liège en 1991, après ses études en communication (graduat, désormais bachelor), pour prester le stage d’attente sans revenu d’une année avant de pouvoir bénéficier du chômage en allocation d’attente (admise sur base des études).

Après avoir travaillé à temps plein comme salariée l’équivalent de 12 années de passé professionnel calculé par l’ONEM (les prestations en freelance n’étant pas prises en compte ni les mois de statut de chômeuse travaillant en ALE), la dégressivité accrue lui a été appliquée.

Elle vit désormais au forfait de la dégressivité, le montant minimum qu’on atteint après une période de diminution des revenus par palier.

Ce montant est proche du revenu d’intégration des CPAS et se situe, comme quasiment toutes les allocations de chômage, sous le seuil de pauvreté (1.187 euros/mois pour une personne isolée).

Le boulier compteur des mois de chômage court même quand on travaille, et tant qu’on n’a pas soit retravaillé assez pour remonter en première période de la dégressivité (minimum un an selon l’âge, dès 50 ans, il faut retravailler deux ans soit 624 jours à temps plein endéans 42 mois) soit interrompu son chômage pendant trois mois (si on a une dispense pour se former, si on est malade, ou toute autre interruption qui oblige à se réinscrire comme demandeur d’emploi).

Beaucoup de travailleurs précaires sont donc chômeurs de longue durée même s’ils travaillent occasionnellement ou régulièrement. Entre 2009 et 2019, Chômeuse Profiteuse a « réussi » cinq contrôles de la disponibilité à chercher un emploi (dit contrôle dispo qui oblige à prouver, documents à l’appui, un an de recherche d’emploi et avoir suivi toutes les recommandations de son plan d’actions du Forem voire répondu à toutes les offres d’emploi envoyées par le Forem).

Ce contrôle ne s’arrêtera jamais, il faut inlassablement prouver qu’on cherche activement un emploi, peu importe le nombre d’offres existantes, ou les discriminations qui sont de plus en plus nombreuses dans une société de plus en plus segmentée et prône à juger à l’emporte-pièce sans évidences scientifiques.

Ici, vous avez l’opportunité d’écouter le Journal d’une profiteuse en audio, ainsi que de lire des informations complémentaires, Les Docs, sur les différents sujets abordés et enfin de connaître mes propositions de changements, revendications.

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